À MOTS D'ÂME
Pauvre Rutebeuf en temps jadis
étalant ta peine à coup de vers
martelant de fer ton coeur si triste
pour feuilles mortes crispées en terre.
Tu sais, comme amour ne naît pas seul
au temps d’hier, autant malices
drapé de rêves sous son linceul
espoir épars et gueux en lice.
Tu sais, si belles choses la vie étant
parsemée d’envie et combien caprices
nul absolu ne l’est pourtant
à coeur blessé par mille vices.
Tu sais, de feuilles mortes
à grain dormant en sillons d’hiver
pourquoi maudire que temps emporte
même incrusté au fourreau de fer.
Tu sais, comme amour ne naît pas seul
cortège de maux au mille gallops
envie fablant en maintes gueules
tuant du coup le moindre faux.
Pauvre Rutebeuf en temps présent
abreuve toi de ce que sème
amour étant oh combien amant
à elle seule et toujours que j'aime.
JLR
Avril 2018
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